A travers quelques exemples sculptés ou peints des dernières années du 14e s., étude de la représentation du corps humain en décomposition, suivant trois fils conducteurs: la tradition de la décomposition dans la littérature biblique et patristique; l'évolution du thème des trois vifs et des trois morts; le roman La Récompense du monde de Konrad von Wurtzburg qui a inspiré le personnage du Prince du monde qu'illustrent deux statues des portails des cathédrales de Strasbourg et de Fribourg en Brisgau. Les sculptures funéraires en transis s'inspirent à la fois de ces deux thèmes littéraires et deux monuments sont particulièrement étudiés: celui du chevalier François de la Sarraz dans la chapelle du château de La Sarraz, le transi du cardinal Jean de la Grange (Avignon, Musée du Petit-Palais). En outre un chapitre est consacré au Triomphe de la Mort du Campo Santo de Pise. En conclusion l'auteur insiste sur le fait que la sculpture funéraire médiévale ne peut être considérée comme une tendance vers le macabre, ni comme l'expression d'un refoulement, ni comme le résultat psychologique des catastrophes naturelles qui ont jalonné le 14e siècle mais comme le symbole d'un conflit social et spirituel entre deux manières de vivre, celle de l'Eglise et celle des chevaliers
Sauf mention contraire ci-dessus, le contenu de cette notice bibliographique peut être utilisé dans le cadre d'une licence CC BY 4.0 / Unless otherwise stated above, the content of this bibliographic record may be used under a CC BY 4.0 license