Les images surréalistes ravivent à leur façon, fort spécifique, le parallèle de l'ut pictura poesis et il est ici montré que c'est peut-être aux ombres -réelles, peintes ou écrites- omniprésentes dans les divers champs du surréalisme qu'il revient d'en définir l'une des spécificités. Ce texte souligne la nature indicielle de toutes ces ombres qui, lorsqu'elles sont représentées en peinture, sont en outre iconiques et, surtout, ont la capacité d'engendrer "une beauté couleur du temps qui vient au tableau d'au-delà de ses bords". L'équivalent de l'ombre est dans la littérature la première personne et ce renouvellement du parallélisme du texte et de l'image suppose qu'une temporalité, neuve également, ait été ouverte à la littérature, celle d'une "narrativité anti-proustienne"
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