Après un exposé très personnel de l'historique de la protection des monuments, l'auteur expose sa thèse principale: on protège son patrimoine parce que l'on désigne les objets auxquels on retire tout caractère utilitaire. Cela permet d'affirmer une foi en une réalité autre que le monde de la perception sensorielle, et d'une essence différente. Mais si les sociétés modernes, et elles seules, protègent des "monuments" et non pas des objets investis du sacré, c'est que l'on place la réalité invisible non dans l'éternité mais dans le temps de l'humanité. Ainsi l'on établit un lien entre le passé et l'avenir des hommes, tandis que nos ancêtres protégeaient les reliques pour établir un lien entre le visible et le surnaturel.
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